Détecteur de métaux : kézako?

On a beau être spécialisée en détecteur de métaux, il faut parfois faire un petit récap’ de cette formidable machine, notamment à destination de ceux et celles qui voudraient découvrir la détection de loisir.

Un fonctionnement très basique.

Le détecteur de métaux fonctionne très simplement : deux bobines de fil en métal se trouvent dans la tête du détecteur de métaux (on parle aussi du disque). L’une envoie un signal dans le sol qui va « rebondir » sur une cible métallique et remonter à la surface du sol pour être captée par la 2e bobine, celle qui reçoit. Ce mécanisme est le même depuis des années et n’a pas changé depuis la deuzieme guerre mondiale! C’est dire combien ce système est archaïque. Alors qu’apportent les détecteur de métaux dits « nouvelle génération »?

Le détecteur de métaux envoie un signal et analyse le retour.

Les « Nouveaux Détecteurs de métaux » : des fonctions en +.

Les appareils qui sortent depuis quelques années sont prétendus plus fiables par les fabricants car, même si le fonctionnement reste identique aux appareils plus anciens, de nombreuses fonctions sont apparues.  en premier lieu, la discrimination est plus fine. Pour mémoire, la fameuse « Discri » est la capacité de l’appareil à différencier des cibles entre elles. Ainsi, lorsque le signal revient dans la bobine réceptrice, l’intensité est calculée pour indiquer s’il s’agit d’une bonne cible ou d’un ferreux. Quoi de plus simple pour l’appareil que de noter graduellement ce signal : si celui-ci est faible, la cible sera médiocre, si en revanche le signal reçu est fort et propre, la cible sera considérée comme bonne conductrice.

Pour traduire ce signal, les anciens détecteurs de métaux utilisaient un vu-mètre, c’est à dire une petite aiguille qui bougeait en fonction de l’intensité du signal reçu. Aujourd’hui, les appareils plus récents considèrent le signal autrement : souvent, ils accordent une valeur numérique au signal, allant de 0 (cible nulle) à 99. En outre, ils combinent un signal sonore à la valeur du signal, c’est ce qu’on appelle le multi-ton. Ainsi, si un détecteur de métaux capte un signal compris entre 0 et 30, on demande au détecteur d’émettre un BIP grave, signifiant un déchet. Un BIP medium sera accordé aux cibles ayant un signal compris entre 31 et 59. Enfin, au delà d’un signal de 60, on demander au détecteur de biper aigu, pour indiquer un bon conducteur.

Quelles autres améliorations?

En plus de la discri, les nouveaux détecteurs de métaux ont aussi bien évolué en terme de poids et d’ergonomie. Auparavant, les détecteurs de métaux utilisaient un nombre impressionnant de piles et leurs poids était importants, parfois lourds de plusieurs kilos. Aujourd’hui, bon nombre de détecteurs fonctionnent avec des batteries lithium et leurs design a été repenser pour offrir des machines compactes, avec des cannes télescopiques, qui se replient aisément et ne prennent plus autant d’encombrement.  Par ailleurs, d’autres fonctionnalités ont été améliorées : on pourrait par exemple citer la réactivité (c’est à dire la vitesse de l’appareil à scruter le sol), les mises à jour régulières des derniers appareils de détection, ou encore la puissance accrues des têtes de détection.

Quel usage pour les détecteur de métaux?

Le premier usage des détecteurs de métaux était militaire : il permettaient de connaitre l’emplacement des mines explosives enfouies durant les guerres. Ensuite, les gens s’en sont servis pour trouver de l’or, car le marché aurifère est un énorme marché qui permet de faire fortune rapidement dans les pays ou l’or natif se trouve sous forme de pépites d’or. Ensuite, les détecteurs de métaux ont été utilisé dans sur les chaînes de fabrication dans l’agroalimentaire, pour repérer des petits bouts de métal qui seraient tomber dans la nourriture. Enfin, la détection de loisir est le dernier pan de cette technologie : elle donne l’occasion de retrouver des objets perdus il y a longtemps et offre un moment d’évasion et de découverte.  C’est notre passion.

Quelle marque de détecteur de métaux?

Il existe un nombre important de marque de détecteurs. A tel point qu’il devient impossible de trouver la marque idéale. En effet, lorsque l’on se rend sur un forum pour essayer de glaner quelques conseils, on se retrouve rapidement submergés par les avis contraires, chacun p

La détection de loisirs est légale en Francerêchant pour sa propre paroisse. Sans compter les commerçants infiltrés qui essaient de placer leur produits phares ou la marque qu’ils importent… Ce qu’il faut savoir, c’est que la très grande majorité des détecteurs de métaux sont américains. Le marque la plus connue est GARRETT, c’est l’un des piliers dans ce domaine. Ensuite, d’autres marques sont plus ou moins connues sur le territoire français en fonction des efforts des importateurs : on peut citer, en vrac, MINELAB, TESORO, BOUNTY, QUEST… Il existe aussi une marque française, très populaire pour son modèle phare, le Déus, c’est la marque XPLORER. Enfin, d’autres marquent comment doucement à se faire une place dans ce monde géré par des Géants, c’est le cas de NOKTA par exemple.

Détecteur de métaux : un loisir toléré par la loi.

La détection de loisir a été régulièrement remis en cause par les autorités car certaines personnes vont à l’encontre de la législation relative aux sites archéologiques. En effet, il est tout à fait légal de détecter en France mais il ne faut surtout pas s’approcher des sites archéologiques. Aussi, un territoire immense s’offre aux UDM qui souhaitent profiter de leur machine en toute sérénité : les champs, les plages, les forets, les chemins…  Il faut simplement éviter les sites archéologiques et les plages du débarquement, interdites pour des raisons de sécurité.

La détection de métaux en France : quelques chiffres.

On estime à 55 000 les personnes s’adonnant à ce loisirs. Le budget moyen d’un détecteur de métaux est de 380€ et, en règle générale, on ne rentabilise pas cet achat car c’est avant tout un loisir dédié à la découverte de ce cache notre sous-sol et en aucun cas un moyen de s’enrichir.  Il reste encore 7000 trésors connus à retrouver en France, dont la fameuse chouette d’or et l’épée de Jeanne d’Arc. Un détecteur de métaux classique pourra trouver une pièce de deux euros dans les 20 centimètres et les meilleurs appareils du marché iront jusqu’à 40 centimetre, pas davantage. Le poids moyen d’un appareils est aujourd’hui de 1 kilos contre presque 3 il y a 30 ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *